Sur le Soudan

Le RLA dénonce le recours à la violence exercée lors des manifestations pacifiques organisées en septembre dernier qui ont provoqué plus de 200 victimes et des centaines de blessés parmi les manifestants.

Le RLA appelle le Gouvernement Soudanais à assumer ses responsabilités en évitant toute impunité pour les responsables de ces exactions qui doivent etre arrêtés, déférés devant la justice et condamnés.

Le RLA apporte son appui au peuple soudanais et aux partis politiques qui ont fait le choix de la liberté et la Démocratie. Le Réseau salue l’adhésion du TRuth Fédéral Parti comme membre observateur aux côtés du LDP. Ils les encourage à poursuivre leur combat en faveur des aspirations profondes du peuple soudanais et enverra une délégation s’enquerir de la situation qui prevaut au Soudan.

Sur le Sénégal

Après la résolution de Bamako, condamnant l’Etat du Sénégal pour violation des droits humains et non respect des décisions des cours de justice de la CEDEAO, la situation politique reste préoccupante. Les derniers développements politiques n’augurent rien de rassurant.

Devant ce constat, le RLA condamne:

-la mise sur pied d’une cour spéciale de justice en toute violation de la constitution;

-la violation du pacte de stabilité de la CEDEAO interdisant la modification de tout code électoral à six mois des élections;

-le non-respect des décisions de la Cour de Justice de la CEDEAO sur la liberté d’aller, de venir et de la présomption d’innocence.

Sur la Guinée Conakry

Le RLA déplore la répression brutale par les forces de l’ordre, de la journee ville morte organisée par l’opposition guinéenne le 25 Novembre dernier. Ces violences ont entrainé de nombreux bléssés, des arrestations arbitraires et la mort de deux jeunes civils de 19 et 13 ans. Les Partis membres du Réseau présentent leurs condoléances attristées aux familles endeuillées et expriment leur vive préoccupation devant la persistance des violences contre les militants de l’opposition depuis près de 3 ans.

Le RLA se félicite et encourage le renforcement de l’Alliance des partis guinéens membres du Réseau. Cette Alliance électorale a permis aux Partis concernés de récolter près de 41% des sièges dans le futur parlement, malgré les multiples cas de fraudes avérées.

Le Réseau Libéral Africain lance un appel aux partenaires techniques et financiers de la Guinée notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Africaine, les Nations Unies, la Francophonie et l’Union Européenne pour qu’ils exhortent les autorités guinéennes à tout mettre en œuvre pour que l’accord du 03 juillet 2013 dont ils étaient les garants et signataires soit respecté. Il y a été notamment décidé le recrutement d’un nouvel opérateur électoral pour les élections présidentielles de 2015.

Le Réseau Libéral Africain est persuadé que dans les conditions actuelles, les élections futures notamment celles tres importantes des presidentielles de 2015 ne seront ni libres ni démocratiques dans ces conditions, et qu’elles pourraient de ce fait conduire à des violences susceptibles de mettre en danger la stabilité et l’unité du pays.

Le Réseau Libéral Africain travaillera avec tous ses Partis membres et avec l’ Internationale Libérale afin que tout le soutien soit accordé à la mise œuvre sur une base consensuelle d’un cadre de dialogue tel qu’exigé par l’opposition républicaine.

Le RLA exhortent les autorités guinéennes au respect des droits humains et des libertés fondamentales et à ce que tous les auteurs et commanditaires des crimes commis contre les manifestants pacifiques soient traduits en justice pour être punis conformément à la loi.

Sur le Burundi

Le Réseau Libéral Africain a suivi le dialogue politique qui a eu lieu en mars 2013 avec l’aide du Bureau Nations Unies au Burundi (BNUB).

Il salue les résolutions contenues dans la Feuille de Route qui en sont issues et encourage le Gouvernement dans son engagement à respecter scrupuleusement les 42 points contenus dans ladite Feuille de Route.

Cependant, le Réseau Libéral Africain constate avec regret que le gouvernement refuse de consulter les autres partenaires pour l’étude des amendements de la
Constitution tels que convenu dans la Feuille de Route, la Constitution et dans l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation.

Le Réseau Libéral Africain soutient les trois groupes parlementaires qui ont dénoncé cette démarche solitaire du parti au pouvoir.

Le Réseau Libéral Africain soutient également le mot d’ordre lancé par les partis d’opposition de la Coalition ADC-IKIBIRI, pour exiger le respect de la Feuille de Route.

Le Réseau Libéral Africain  appelle en conséquence  le gouvernement à faire preuve de discernement et à ouvrir immédiatement et directement le débat avec tous les partenaires concernés pour aboutir à un consensus afin de prévenir tout risque de dérapages.

D’emblee, le Réseau Libéral Africain dénonce les tentations affichées par les Forces de l’Ordre à recourir aux intimidations et à la violence face à tous ceux qui réclament leur droit le plus légitime d’être consultés pour l’élaboration d’un texte aussi fondamental qu’est la Constitution.

Résolution sur cour pénale internationale

Le Réseau Libéral Africain (ALN ) félicite chaleureusement le travail acharné et inlassable menée par la Cour Pénale Internationale, car il est entrée en vigueur en application du Statut de Rome, d’enquêter et de procès tous les cas de violation grave des droits de l’homme.

C’est la première fois dans l’histoire de l’ humanité , plus de 160 nations à travers le monde a décidé de créer un tribunal pour lutter contre l’impunité de ceux accusé de crimes de guerre, l’agression , le génocide et contre l’humanité.

Pour les sans voix et impuissants de l’Afrique , la mise en place de la Cour Pénale Internationale est une occasion unique de construire un monde meilleur pour tous où la justice et la primauté du droit prévaut et les auteurs de violations des droits humains telles que l’esclavage , le nettoyage ethnique , et d’autres types de crimes horribles , quel que soit le statut social et politique des contrevenants sont portées devant le tribunal.

Avec la Cour Pénale Internationale , l’Afrique a été un meilleur endroit pour rester.

Par conséquent , l’ALN regrette que la Commission de l’Union Africaine en négligeant la souffrance de millions de citoyens africains dont les parents ont fait l’objet de morts cruelles et brutales , les mutilations , le déplacement forcé , la destruction des biens et de l’extrême intolérance , a décidé de contester l’ autorité et la compétence de la CPI dans une tentative pour assurer l’impunité des chefs d’État en exercice.

Pour ALN la décision de la Commission de l’Union africaine à retirer le support de la CPI est un déni de l’ histoire de la libération de l’Afrique ainsi que le refus des rêves des pères fondateurs de l’Organisation de la Unité Africaine dans la lutte pour l’independence et contre toutes les formes d,oppression, segrgation et d’exploitation.

ALN a la conviction qu’aucun citoyen a le droit de tuer d’autres citoyens.

ALN invite l’UA et de la Commission de l’Union Africaine à devenir les champions de la lutte contre l’impunité en Afrique.

Ayant à l’esprit le patrimoine commun de l’ oppression , l’humiliation , l’esclavage et l’exploitation , ALN appelle la coopération pleine et inconditionnelle de l’Union africaine auprès de la CCI pour le bien-être de tous les peuples de l’Afrique.

Résolution à l’occasion du 10ème anniversaire du RLA

Le Réseau Libéral Africain fête cette année une décennie d’existence.

Lors d’un rassemblement à Johannesburg il y a dix ans, des leaders politiques Africains ont décidé d’établir le RLA afin de fournir à leurs citoyens de l’espoir et une nouvelle stratégie politique basée sur un modèle de prestation plutôt que sur des rêves et des promesses inachevées.

Inspirés par des valeurs et principes libéraux fondamentaux comme la liberté, la tolérance, l’état de droit, la justice, la justice sociale, une économie de marché libre et la propriété privée, les membres fondateurs du RLA ont tout simplement changé le paysage politique en Afrique.

De ses 12 partis membres en 2003, le RLA est devenue en dix ans le plus grand réseau de partis politiques à vocation similaires en Afrique avec 34 partis membres aujourd’hui.

Le chemin de Johannesburg à Zanzibar n’a pas été facile. Grâce au soutien de nos partenaires, la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, la Fondation Westminster pour la démocratie et les Liberal Democrats du Royaume Unis, nous avons enregistrés des progrès importants.

Durant les 10 dernières années, certains partis libéraux africains ont pris le pouvoir au niveau national, provincial ou local. D’autres partis poursuivent le travail pour arriver au pouvoir.

Ces progrès ont été entourés de défis et de revers.

Nous apprenons que dans certains pays des membres de partis politiques d’opposition sont arrêtés, battus, torturés et soumis à la persécution ou à l’exclusion politique.

Des cas de tricherie, fraude et d’autres irrégularités dans les processus électoraux ont empêché des membres du RLA à concurrencer dans un environnement politique dans lequel la liberté, l’impartialité et l’équité sont garanties.

Tenant compte des progrès enregistrés dans la République de Côte d’Ivoire et dans la Province du Cap Occidental en Afrique du Sud;
Prenant note des efforts menés au Kenya, au Burkina Faso, en Tanzanie (Zanzibar);
Prenant en considération les défis dans beaucoup de pays, particulièrement au Sénégal, au Burundi et en République du Soudan;
L’Assemblée Générale du RLA rassemblée à Zanzibar décide:

1)    De nommer le Président de la Cote d’Ivoire, Allassane Dramane Ouattara, et le Gouverneur du Cap Occidental en Afrique du Sud, Mme Helen Zille, mécènes du RLA;
2)    De reconnaitre le rôle joué par le 1er mécène du RLA, Maître Abdoulaye Wade;
3)    D’offrir de l’aide au partis membres avec des formations sur des questions électorales comme des techniques à utiliser dans les campagnes électorales, l’observation des élections et les stratégies pour réduire la fraude et la tricherie;
4)    De suivre et enregistrer tous les cas de violations des droits de l’homme qui sont politiquement motivées, et de les signaler aux organismes compétents sous le Principe de la Responsabilité à Protéger;
5)    De continuer à faire croître le nombre de membres du RLA;
6)    De faciliter le processus d’unité et des alliances entre les partis libéraux venant du même pays;
7)    D’effectuer les changements à la Constitution du RLA;
8)    De disséminer des informations aux partis membres;
9)    De lutter contre l’impunité et tout abus des droits de l’homme;
10)    S’opposer aux changements illégaux aux constitutions nationales afin de prolonger des mandats politiques;
11)    De lutter contre la création d’un tribunal spécial à des fins reposant sur des motivations politiques;
12)    D’encourager une pleine coopération avec la CPI;
13)    De promouvoir le libre-échange qui crée des emplois, qui aide à consolider la paix et qui facilite une économie inclusive;
14)    De faciliter l’aide à la mise en œuvre de programmes et de projets des organisations associées du RLA;
15)    De consolider les droits de l’homme dans nos pays, particulièrement pour les minorités.

Le RLA a une vision d’une Afrique prospère et intégrée, constituée de démocraties florissantes qui sont en paix les uns avec les autres, dans lesquelles toute personne a le droit et les opportunités de réaliser son potentiel et remplir ses ambitions.