Résolution sur les Élections en RDC

Le Réseau Libéral Africain en Assemblée Générale à Kinshasa du 20 au 24 octobre 2011, après diverses consultations avec ses membres et autres personnalités politiques locales et internationales, fait observations suivantes sur le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo :

– Considérant l’absence de recensement de la population ;

– Considérant la révision de la Constitution modifiant le mode de scrutin de l’élection présidentielle ;

– Considérant le retard accumulé dans les différentes étapes du processus électoral notamment l’enrôlement, la publication des listes électorales et des listes définitives des candidats à la députation nationale préjudiciable à la tenue des élections dans les délais réalistes tels que publié par la CENI ;

– Considérant les préoccupations liées à la sécurisation des élections, des candidats et des électeurs et la présence des groupes armés étrangers non maîtrisés sur le territoire national

Vu ce qui précède, le RLA recommande à tous les partenaires et toutes les forces politiques et sociales engagées dans le processus électoral en RDC d’engager un dialogue permanent pouvant garantir un scrutin crédible, apaisé et la stabilité post-électorale

Invite les autorités et  tous les acteurs politiques à s’inscrire dans une logique de paix et particulièrement les autorités gouvernementales à assurer la sécurité sans faille du processus électoral et du peuple Congolais.

Déclaration sur la situation socio politique au Sénégal

Le Réseau Libéral Africain a suivi avec une attention toute particulière la situation socio politique au Sénégal, caractérisée par le débat sur le projet de modification de la constitution créant « un ticket présidentiel (Président et Vice-président) et l’introduction d’un quart bloquant, aboutissant à l’élection du Président de la République avec seulement 25% des suffrages exprimés. »

Dans cette crise sérieuse, Dr Mamadou Lamine BÂ, Ministre au Cabinet du Président de la République chargé des Relations Internationales et Humanitaires, par ailleurs Président du Réseau Libéral Africain et Vice-président de l’International Libérale, n’a pas hésité à prendre parti en s’opposant à la réalisation de ce projet conflictuel.

Depuis lors, Dr Mamadou Lamine BÂ est démis de ses fonctions de ministre.

Le Réseau Libéral Africain :

– salue le revirement du Président Wade qui a finalement retiré le projet de loi contesté pour éviter au Sénégal une rupture d’avec la Démocratie que son parti, le Parti Démocratique Sénégalais, membre du Réseau Libéral Africain et de L’International Libérale a contribué à porter sur les fonts baptismaux en Afrique.

– Demande au Président Abdoulaye Wade de faire preuve d’indulgence et de compréhension envers Dr Mamadou Lamine BÂ qui, pétri grâce à ses soins des valeurs libérales telles que la liberté d’expression, n’a pas voulu déroger aux principes du libéralisme dont il a toujours fait la promotion dans les organisations internationales où il représente dignement le PDS.

– souhaite que le Sénégal, sous la conduite de son parti membre, le PDS, préserve à tout prix la démocratie qui lui a toujours permis d’être à l’abri des conflits dramatiques qu’ont malheureusement expérimentés plusieurs pays de la sous région et qui ont retardé leur envol vers le développement durable.

Abidjan, le 18 Juillet 2011

Pour le RLA, la Vice-présidente

Chargée de l’Afrique de l’Ouest

Mme KABA FOFANA

RLA est résolu de soutenir Dr Alassane Dramane Outtara

La participation du candidat du Rassemblement Des Républicains (RDR), Dr Alassane Dramane Ouattara, au deuxième tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, est un grand espoir de voir un parti libéral à la station présidentielle, pour mettre fin, dans ce pays, à plusieurs décennies de violations des droits fondamentaux de l’Homme et des grands principes de la démocratie, hypothéquant sérieusement le développement de la Côte d’Ivoire.

 

C’est pourquoi le Réseau Libéral Africain (RLA) :

· Affirme son soutien sans réserve au candidat Dr Alassane Dramane Ouattara

· Félicite les partis politiques membres du RHDP, pour leur report de voix annoncé en faveur de Dr Alassane Dramane Ouattara

· Appelle tous les libéraux et démocrates de Cote d’Ivoire, d’Afrique et l’Internationale Libérale, à lui apporter leur appui constant pour que triomphent la démocratie et la justice, afin que la Côte d’Ivoire sorte de ce cycle infernal d’instabilité et renoue avec le développement.

· Exige de la Commission Électorale Indépendante, et du Président candidat Laurent GBAGBO, l’organisation d’un deuxième tour transparent, régulier dans le respect des règles démocratiques, et à date échue.

· Appelle l’Union Africaine et la Communauté internationale, à jouer pleinement leur rôle de veille pour que soit scrupuleusement respectée le verdict des urnes qui reste l’émanation de la volonté du peuple frère de la Côte d’Ivoire.

 

Fait à Cape Town, 13 novembre 2010

Résolution sur le Burundi adopté par le Réseau Libéral Africain

Soutenu par le Président de l’Internationale Libérale, Hans van Baalen MEP, l’Assemblée Générale du Réseau Libérale Africain (RLA):

Tenant compte des informations des différentes sources indépendantes telles que les organisations des droits de l’homme œuvrant dans la Région des Grands Lacs d’Afrique en l’occurrence Human Rights Watch et Amnesty International ; les organisations de protection du métier de journalisme tel que Reporters Sans Frontières ; les organisations de lutte contre la corruption tel que Transparency International etc. ;

Considérant le rapport de la Commission de l’Union Européenne sur les élections qui viennent d’avoir lieu au Burundi ;

Vu l’état de la dégradation de la situation sécuritaire et la croissance de la violation des droits humains où les éléments des forces de l’ordre public sont impliqués ;

Tenant compte que le désordre sociopolitique au Burundi risque d’embraser toute la Région des Grands Lacs d’Afrique ;

Considérant que cette situation déplorable résulte d’un contentieux électoral non encore élucidé ;

Tenant compte des éléments d’un témoignage aussi éloquent que vient de faire l’Honorable Alice Nzomukunda, ancienne Vice-Présidente de la République du Burundi, ancienne Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, actuelle Vice-Présidente pour l’Afrique Centrale du Réseau Libéral Africain, et actuelle Présidente du Parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR), parti membre de l’Internationale Libérale ;

Le Réseau Libéral Africain réunit en date du 11 au 13 novembre à Cape Town en Afrique du Sud vient d’adopter une résolution pour le Burundi. Les éléments qui la composent sont les suivants :

1. Le Réseau Libéral Africain regrette que les élections communales au Burundi aient été marquées par l’impossibilité des partis d’opposition de vérifier la régularité du processus à cause « de l’absence d’affichage public des résultats du bureau de vote, et par l’impossibilité pour les mandataires des partis politiques d’obtenir une copie des procès-verbaux. »(1).

2. Il regrette que le pouvoir en place et la Commission Électorale Nationale Indépendante n’aient pas écouté l’opposition pour résoudre le contentieux électoral à temps ce qui a exacerbé les tensions politiques dont les conséquences sont visibles à l’œil nu ;

3. Il regrette que le processus électoral entamé le 24 mai 2010 se soit poursuivi en l’absence totale de l’opposition ;

4. Le Réseau Libéral Africain regrette aussi que même après la période électorale, le pouvoir de Bujumbura ait rejeté toute proposition des partis d’opposition d’entamer un dialogue entre les partenaires politiques bien que le pays sombre dans la violence ;

5. Il regrette que le pouvoir de Bujumbura use de la force pour résoudre un problème à caractère politique ;

6. Il regrette que le Burundi reste un des pays où la corruption est très importante, ce qui contribue à entraver gravement tout effort d’attirer les investissements et de lutter contre la pauvreté (4) ;

7. Le Réseau Libéral Africain condamne les arrestations des militants de l’opposition et la restriction des activités des partis politiques qui ont marqué la période pré- électorale et électorale et qui se poursuivent jusqu’à ce jour ;

8. Il condamne avec énergie la torture et les exécutions extrajudiciaires dénoncées par la Communauté Internationale et les organisations de défense des droits de l’homme ; (2,3)

9. Il condamne la persécution dont sont victimes les leaders des partis de l’opposition les contraignant à l’exil ou à une vie clandestine ;

10. Le Réseau Libéral Africain exige l’arrêt des arrestations arbitraires, emprisonnements, assassinats des militants de l’opposition et la libération sans condition de tous les prisonniers politiques et d’opinion ;

11. Il exige qu’une commission internationale soit mise en place pour enquêter sur les exécutions sommaires observées dans toutes les régions du Burundi ;

12. Il exige la levée d’interdiction de toutes les activités politiques des partis d’opposition et la création d’une atmosphère rassurante permettant le retour des leaders en exil ou en clandestinité ;

13. Le Réseau Libéral Africain demande au gouvernement burundais d’entamer des négociations avec les partis d’opposition afin de trouver des solutions aux problèmes de sécurité, des droits de l’homme, et de vider le contentieux électoral ;

14. Il demande aux bailleurs de fonds de suspendre toute aide directe au gouvernement burundais tout en intervenant directement auprès des populations burundaises à travers les ONG, en attendant que des négociations véritables soient réellement entamées avec la coalition des partis de l’opposition : ADC-IKIBIRI.

15. Le Réseau Libéral Africain demande en fin à la Communauté Internationale notamment les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine et les organisations régionales de continuer à suivre avec attention la situation politique et sécuritaire au Burundi.

 

Fait à Cape Town, le 13 novembre 2010

 

(1) Rapport Final Mission d’Observation Electorale (MOE UE)- Burundi 2010

(2) L’UE préoccupée par des cas d’exécutions extrajudiciaires au Burundi ; AFP 21 octobre 2010.

(3) Burundi : « Un pas en arrière » : Torture et autres mauvais traitements aux mains du Service National de Renseignement Burundais ; www.Amnesty.org/fr

(4) Bribery Index 2010 by Transparency International

RLA adopte un résolution sur le Madagascar

Nous, Leaders des Partis Libéraux Africains, membres du Réseau Libéral Africain, réunis en Assemblée Générale du 11-13 Novembre 2010 au Cape Town, en Afrique du Sud, faisons appel à la communauté internationale et aux amis libéraux du Monde entier concernant la situation qui prévaut à Madagascar et condamne :

Spécifiquement le refus de l’application des accords politiques signés par les quatre Chefs de file des Mouvances Politiques par Monsieur Andry RAJOELINA :

Malgré la confirmation par l’ensemble de la Communauté internationale (ONU, GIC-M, UE, UA, OIF, SADC, etc.) de la condamnation de toute prise de pouvoir extraconstitutionnelle et du retour dans les meilleurs délais de manière consensuelle et inclusive à l’ordre constitutionnel, le pouvoir de facto poursuit d’une manière unilatérale à organiser un référendum le 17 Novembre 2010 sur une Constitution taillée à la mesure de Monsieur Andry RAJOELINA et des élections communales anticipées le 20 Décembre 2010, une continuation de l’esprit de coup de force pour une destitution déguisée des Maires élus au suffrage universel tout en ignorant les sanctions internationales et en tenant en otage la population, la première victime de ces sanctions (chômage, sous-emploi, inflation, éclatement familial…)

Afin de favoriser la recherche d’une solution malgacho-malgache, l’Alliance des Organisations de la Société Civile, la Coalition des Organisations de la Société Civile et le KMF/CNOE ont de commun accord institué la Coordination Nationale des Organisations de la Société Civile ou CNOSC, une structure qui a obtenu l’appui de la Communauté Internationale pour assurer la facilitation de la médiation en appui à l’équipe de la SADC et présidée par l’Ancien Président de Mozambique, Monsieur Joaquim CHISSANO mais les autorités de facto adoptent toujours une démarche unilatérale et une stratégie du fait accompli dans la nomination des membres des institutions prévues par la Charte de Maputo (Parlement, CENI) ;

Le mépris des droits de l’Homme et de la liberté :

La liberté d’expression n’existe plus. Les forces de l’ordre sont utilisées, à des fins politiques, pour mâter ceux qui persistent à faire connaître leur opinion. Les preuves sont :

– Le monopole du media public par les partisans de la HAT dirigée par Mr Andry RAJOELINA.

– L’interdiction ou la complication des formalités administratives pour l’organisation de réunion publique.

– Les difficultés pour l’obtention de l’autorisation pour l’organisation d’un culte pour le pays.

– La fermeture des médias ne partageant pas le point de vue des dirigeants.

– L’arrestation arbitraire des Leaders politiques de la Mouvance Ravalomanana le 11 Novembre 2010 pour avoir organisé une manifestation préalablement autorisée par la municipalité au stade MALACAM et la répression musclée des manifestants en pleine période de campagne pour le référendum du 17 Novembre 2010.

– Terreur et menaces de mort à l’endroit des ecclésiastiques traqués pendant trois mois après le culte du 20 Mai 2010 par des membres des forces de l’ordre armés qui obligent les membres de leur famille à quitter avec regret leurs foyers.

Et notamment l’absence de considération des détenus politiques 2009-2010.

Il n’y a aucune considération pour les grévistes de la faim, même pour ceux qui sont malades. Certains qui ont bénéficié d’une liberté provisoire ont été vite réincarcérés, à la suite d’invention de nouvelles charges.

En conséquence, nous interpellons la Communauté Internationale et les pays amis et partenaires de Madagascar, tous les Libéraux du monde entier à assumer leur responsabilité pour que le pouvoir de fait cesse cette pratique indigne du 21ème Siècle, étant donné que Madagascar est signataire des différentes conventions internationales sur la défense des droits de l’Homme et de la liberté.