DECLARATION D’ACCRA SUR LES ECONOMIES LIBERALES

DÉCLARATION PRISE À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU RLA DE 2018

Accra, Ghana

dimanche 4 mars 2018

Nous, les partis membres du RLA, nous engageons à œuvrer pour une croissance économique sûre et pacifique pour tous les peuples et nations d’Afrique et croyons que l’élément fondamental pour y parvenir est d’assurer des politiques économiques libérales équitables et profitables à tous par leur adoption par les gouvernements des pays africains, agissant sur la base des principes de transparence totale et de bonne gouvernance et des dispositions consacrées dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966, des priorités d’action suivantes ;

  1. Reconnaitre qu’un marché libre et équitable sans barrières commerciales, nonobstant la Déclaration de Zanzibar de 2014, associé à la libre circulation des citoyens des pays africains en Afrique sans l’obtention d’un visa, est la voie vers un continent africain économiquement développé. Le commerce international est important pour la croissance à long terme, mais aussi pour la réduction de la pauvreté. L’intensification du commerce éloigne les personnes et les pays de la pauvreté et contribue à une ouverture et à une inclusion accrues.
  2. Reconnaitre que l’Afrique devient un acteur clé dans l’acquisition, la génération et l’application des connaissances aux différents défis du développement. Cependant, pour que l’innovation joue son rôle dans la poursuite de la diversification et de la transformation des économies africaines, des progrès supplémentaires doivent être accomplis. Un soutien durable est nécessaire pour aider les États africains à répondre à leurs besoins urgents tels que l’industrialisation, l’économie verte et la création d’emplois.
  3. Comprendre que le progrès économique des femmes, conformément à la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979, est non seulement bénéfique et crucial pour assurer l’égalité entre les sexes mais aussi une condition préalable au développement de l’Afrique dans son ensemble.
  4. Comprendre que la création de possibilités de travail sans exploitation et le paiement des revenus conformément au Protocole de l’Organisation internationale du Travail sur la négociation collective de 1949, en particulier pour la grande population de jeunes sans emploi, est essentielle pour la transformation économique de l’Afrique et son développement durable.
  5. Assurer la mise en œuvre et l’application de l’État de droit conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, au Pacte universel sur les droits politiques et civils de 1966 et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981, afin de maintenir une gouvernance démocratique fondamentale avec des institutions indépendantes et stables où les freins et les contrepoids sont convenus, et où les traités et les accords sont respectés. Telle est la clé pour créer une économie africaine prospère et équitable.
  6. Prévoir l’urbanisation inévitable et les flux migratoires importants qui accompagnent la croissance économique, en veillant à se préparer de façon adéquate à ces changements et à l’impact qu’ils pourraient avoir sur les services publics, l’infrastructure, les salaires et les soins de santé, entre autres.
  7. S’assurer que, à mesure que les économies se développent, les ressources naturelles sont protégées, la sécurité alimentaire est garantie et l’accès à l’eau potable est assuré par les gouvernements. Le développement durable et responsable des économies africaines dépend de la prise en compte de ces facteurs.
  8. Reconnaitre que les investissements dans l’infrastructure publique sont largement en retard et œuvrer à l’élimination de la réglementation inutile et de l’incertitude réglementaire. Il est également essentiel que nous soutenions les nouveaux marchés et les nouveaux investissements, en particulier lorsqu’il s’agit d’innovations permettant une utilisation intelligente des ressources.
  9. Travailler à la promotion de l’innovation, de la recherche scientifique et des compétences sans dégrader l’environnement sera vital pour la prospérité de la future économie fondée sur la connaissance. Le développement de l’intelligence artificielle va changer la nature du travail pour un grand nombre d’individus, ce qui signifie que l’Afrique doit agir dès maintenant pour s’assurer que cette avancée technologique profite à tous et qu’aucune zone ne soit laissée dans l’ombre de la technologie.

14ème ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DU RESEAU LIBERAL AFRICAIN

Le Réseau libéral africain (RLA), la plus grande affiliation de partis politiques libéraux en Afrique, s’est réuni à Accra, au Ghana, du 2 au 4 mars 2018 pour son 14ème Assemblée générale. Cette année, nous avons été gracieusement accueillis par le PPP (Progressive People’s Party) du Ghana, qui nous a aidé à accueillir des partis membres venant de 24 pays africains différents et des partenaires venant de divers pays européens. Les délégués se sont retrouvés lors de leur rassemblement annuel pour discuter des questions concernant le RLA ainsi que du thème de l’Assemblée générale cette année :

“Plus de liberté et d’équité : À la recherche de la croissance de l’économie africaine” 

14ème assemblee generaleIl est juste que nous nous rencontrions en Afrique de l’Ouest, dont certains pays sont gouvernés par les libéraux au niveau national ou régional, le Sénégal et la Côte d’Ivoire illustrant parfaitement les opportunités et la prospérité qui peuvent être créées et maintenues par le libéralisme en action. Nous vivons dans un monde où les valeurs démocratiques libérales et les institutions qui les soutiennent sont constamment menacées. Cela représente un défi pour la coopération régionale et mondiale, les droits de l’homme et les valeurs libérales de tolérance, de paix et de justice. Les libéraux africains ont néanmoins une opportunité unique de continuer à avancer à contre-courant et de fournir des lueurs d’espoir au monde. Le rôle des partis d’opposition dans les pays africains est plus important que jamais et les libéraux doivent rester des voix critiques de l’opposition avec des promesses d’espoir pour tous les citoyens.

14ème Assemblée généraleLe thème de cette Assemblée générale prend plus d’importance que jamais. Au fur et à mesure que les pays renforcent leurs démocraties partout dans le continent, nous ne devons pas oublier le développement et la stimulation des économies africaines. L’Afrique est un continent riche en ressources, en capital et à fort potentiel. Aujourd’hui, le continent abrite près de la moitié des 20 économies les plus dynamiques du monde. Au fur et à mesure que ces marchés et ces économies se développent, souvent à des rythmes rapides, il est important d’examiner comment cette croissance peut profiter au plus grand nombre, plutôt qu’à un faible pourcentage du pays. Le dialogue sur la façon dont les politiques économiques libérales et les économies de marché peuvent combler l’écart grandissant entre les plus favorisés et les moins favorisés est crucial. C’est une question qui ne peut pas attendre, mais qui, au contraire, doit être considérée comme un processus parallèle.

14ème Assemblée généraleAu cours des deux journées de l’Assemblée générale, les délégués ont discuté de différents sujets en relation avec ce thème, avec l’aide de nos partenaires stratégiques essentiels : le Bureau international des Démocrates libéraux (Liberal Democrats) et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté. Des experts venant d’Afrique et d’Europe ont organisé des sessions sur le manuel des libéraux concernant les politiques pouvant être élaborées afin de développer les économies africaines tout en gardant à l’esprit le bien-être de tous les africains. Une autre session s’est concentrée sur la manière dont les pays peuvent stimuler leur marché de l’emploi et leur économie par l’entremise de programmes d’apprentissage. Les délégués étaient divisés en groupes francophones et anglophones, assurant ainsi une implication optimale et un travail en groupe de qualité. Ils ont été incités à sortir des sentiers battus, à concevoir des solutions créatives et à discuter de questions plus spécifiques relatives au thème.

14ème Assemblée généraleLa deuxième moitié de l’Assemblée générale était dédiée à la discussion sur la Déclaration d’Accra sur les économies libérales. Les diverses questions soulevées comme étant des priorités pour le RLA en matière d’économies libérales concernent des marchés libres et équitables sans barrières, l’accroissement des échanges commerciaux, l’innovation et la numérisation, l’émancipation des femmes et l’égalité entre les sexes, la mise en place d’institutions justes et indépendantes, et la protection des droits de l’homme dans un contexte de développement imminent. Les partis membres du RLA se sont engagés à œuvrer pour garantir une croissance économique sûre et pacifique pour tous les peuples et les nations d’Afrique, et ont réaffirmé leur conviction que les gouvernements africains doivent adopter des politiques justes et libérales.

14ème Assemblée généraleVers la fin de la dernière journée, le programme s’est scindé en deux événements parallèles. Le Comité des droits de l’homme de l’Internationale libérale (Liberal International Human Rights Committee) a organisé, en partenariat avec le D66 des Pays-Bas, un atelier sur la Liberté de religion et de croyance. Les participants ont pu partager des expériences tirées de leurs propres pays et formuler des propositions de politiques destinées à aborder cette question au niveau national et international. La session avait pour objectif de s’accorder sur une approche libérale commune sur ce sujet. La deuxième session consistait en une table ronde animée par le VVD des Pays-Bas et la Fédération libérale arabe (ALF – Arab Liberal Federation) sur le sujet des échanges commerciaux intra-arabes et les défis et possibilités qu’ils présentent. Cette table ronde visait à partager les résultats et les recommandations du rapport de la Fédération libérale arabe sur le commerce intra-arabe. Le groupe de travail a également échangé des idées et des recommandations du point de vue de l’Afrique dans son ensemble, et en particulier de la région ouest-africaine.

14ème Assemblée généraleNous avons le plaisir de confirmer que le nombre de nos membres a substantiellement augmenté au cours de ce rassemblement. Trois nouveaux partis issus de la République démocratique du Congo, de Madagascar et du Burkina Faso ont été acceptés comme membres observateurs, tandis que cinq partis, venant du Mali, de la Mauritanie, du Ghana et de la Zambie respectivement, ont été promus au rang de membres à part entière. Le fait que le nombre de nos membres augmente de manière si durable et constante est un bon signe, cela signifie que le libéralisme se développe en Afrique !

Outre la Déclaration d’Accra sur les économies libérales, les délégués ont adopté trois résolutions sur la Somalie, la Zambie et le réchauffement planétaire.

En conclusion, cette Assemblée générale a été extrêmement fructueuse. Nous sommes ravis que 25 pays différents aient pris le temps, malgré leur calendrier politique chargé, de participer au plus grand rassemblement des partis libéraux en Afrique. Il s’agit d’une occasion dont nous sommes reconnaissants et nous tenons à remercier nos partenaires stratégiques, les Démocrates libéraux et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, pour leur soutien continu à tous les niveaux vis-à-vis des activités du RLA. Dans le même ordre d’idée, nous tenons à exprimer nos remerciements à nos donateurs et partenaires en matière de libéralisme, le VVD et le D66 des Pays-Bas, ainsi qu’à l’Internationale libérale, et en particulier au Comité des droits de l’homme. Nous espérons, au cours de l’année qui suit, développer le réseau, nos partenariats, nos économies et nos pays !

14ème Assemblée générale

RESOLUTIONS PRISES A L’ASSEMBLEE GENERALE DE 2015/2016

Résolution 1

Proposed by all DRC representatives of the ALN
Le Réseau Libéral Africain est extrêmement préoccupé par le contexte politique en République Démocratique du Congo et particulièrement par le retard observé par le pouvoir dans le processus d’organisation des élections législatives et présidentielles prévues normalement, au terme de la constitution, en novembre 2016.
Les préoccupations de Réseau Libéral Africain se fondent sur :
1. La non publication du calendrier électoral par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) conformément aux délais constitutionnels.

 
2. La volonté manifeste du pouvoir d’outrepasser la CENI, seule et unique institution compétente en matières électorales, en envisageant d’instaurer un Dialogue entre les acteurs politiques et la société civile pour traiter et décider des problématiques inhérentes au processus électoral en lieu et place de la structure compétente à savoir la tripartite : CENI – Opposition – Majorité. Ceci est une fuite en avant pour créer, de manière artificielle et tendancielle, les conditions de la non tenue des élections dans les délais constitutionnels, communément appelés aussi Stratégie de Glissement en RDC.

 
3. La non mise en oeuvre par la coalition au pouvoir des engagements internationaux notamment l’Accord cadre d’Addis-Abeba et les Résolutions 2098 et 2211 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui prônent notamment la recherche d’un consensus politique par le Dialogue inclusif entre les parties prenantes en ce qui concerne les questions électorales.

 
En accord avec les organisations internationales (EU, Nations Unies, …) qui déplorent et dénoncent les stratagèmes du pouvoir qui risquent de conduire la République démocratique du Congo dans une situation de Chaos dont la population congolaise n’a pas besoin. Le Réseau Libéral Africain joint sa voie à ces organisations pour :
1. Condamner la stratégie du pouvoir de dédoubler, de manière artificielle et systématique, les partis politiques non favorables au glissement. Cette confusion dans l’espace politique ne participe pas au renforcement de la jeune démocratie congolaise

 
2. Fustiger le fait que l’accès aux médias publics est refusé aux partis politiques favorables au respect de la constitution et toute organisation sociale opposée au dialogue souhaité par le pouvoir.

 
3. Condamner la radicalisation du pouvoir qui veut coûte que coûte organiser un Dialogue en dehors de l’esprit et la lettre de l’Accord Cadre et des Résolutions du Conseil de Sécurité sus mentionnés.

 
De ce qui précède, Le Réseau Libéral Africain :
1. Souhaite la mise en oeuvre immédiate des dispositions contenues dans l’accord cadre d’Addis-Abeba et dans les Résolutions 2098 et 2211 du Conseil de sécurité relatives au processus électoral en RDC

 
2. Apporte son soutien total et ferme aux partis politiques et associations qui soutiennent et défendent le respect de la constitution et de l’organisation des élections dans les délais constitutionnels

 
3. Lance un appel au Président Joseph Kabila à respecter son serment constitutionnel et à faciliter la passation pacifique du pouvoir à la fin de son mandat.

 
4. Encourage et Félicite Monsieur Olivier Kamitatu, en sa qualité du Président de Réseau Libéral Africain, pour l’excellent travail réalisé dans la défense et la promotion des valeurs partagées par les libéraux en Afrique en generale, et en particulier, en République Démocratique du Congo où il est à la pointe d’un combat républicain et exemplaire pour le respect de la constitution et pour une alternance démocratique apaisée à la suite d’élections crédibles.

 
Ainsi fait à Johannesburg, le 29 janvier 2016

 

Résolution 2

Proposée par Sibusiso Dlamini, AUDP, Swaziland

  • Étant donné que la Constitution démocratique multipartite du Royaume du Swaziland a été abrogée par le Roi Sobhuza II, par la proclamation royale n° 12 de 1973, pour éviter que le Swaziland ne connaisse les troubles civils qui avaient déjà secoué la plupart des pays africains ;

 

  • Étant donné qu’à compter du 12 avril 1973 et jusqu’au 6juillet 2005, le Swaziland était régi par le décret royal de 1973 et que, le 6 juillet 2005, le Roi Mswati III a accepté et signé la Constitution démocratique multipartite ;

 

  • Étant donné que le Gouvernement du Swaziland s’obstine à mal interpréter la loi n° 1 de 2005 de la Constitution du Royaume du Swaziland, en particulier la section 79, afin de violer la déclaration des droits inscrits dans la constitution et, ainsi, d’interdire les élections multipartites, le Parlement démocratique multipartite, et la formation d’un gouvernement par les partis politiques ;

 

  • Étant donné que la section 84, 95(2) de la Constitution autorise la représentation des groupes désignés ou des groupes marginalisés au Parlement, la Constitution n’interdisant pas les partis politiques ni les groupes politiques, et que la section 25 de la Constitution du Swaziland permet la création de partis politiques dans ce pays ;

 

  • Étant donné que le Gouvernement du Swaziland dispute de vastes portions de terres aux colons d’Afrique du Sud et du Mozambique, et que les droits de l’homme de millions de personnes de l’ethnie swazi ont été grossièrement bafoués, en particulier, leurs droits à l’autodétermination, en violation de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;

 

Le Réseau libéral africain demande au Gouvernement du Royaume du Swaziland :

 

  1. de défendre et de faire appliquer, dans sa totalité, la loi n° 1 de 2005 de la Constitution du Swaziland ;
  2. d’adopter un statut qui permette l’enregistrement, le fonctionnement et le financement des partis politiques du Swaziland, conformément à la section 25(4) ;
  3. de promulguer une loi électorale qui instaure la démocratie multipartite au Swaziland ;
  4. d’adopter la mise en application de la loi parlementaire pour permettre à un parlement multipartite de bien fonctionner ;
  5. de mettre fin à toutes les poursuites pénales à l’encontre des membres des divers organes étatiques, à savoir le pouvoir judiciaire, parlementaire et exécutif, et d’abandonner, sans condition, tous les chefs d’accusation en matière pénale qui pèsent sur l’ensemble des personnes arrêtées au Swaziland pour vouloir faire progresser la démocratie et l’état de droit ;
  6. de protéger et de promouvoir la paix et la sécurité, de créer un environnement propice à des activités politiques libres, à la libre entreprise, à l’économie de marché ouverte et à la libéralisation du commerce ;
  7. de faire appliquer l’ensemble des conventions, traités, protocoles, déclarations, mémorandums, accords et politiques ratifiés par le Swaziland aux niveaux régional et international ;
  8. d’entreprendre des actions constructives avec les Gouvernements sud-africain et mozambicain, pour la restitution des terres au Gouvernement du Swaziland.

 

Résolution 3

Proposée par Stevens Mokgalapa, Democratic Alliance, Afrique du Sud

  • Reconnaissant le rôle important que joue la Cour pénale internationale (CPI) au sein de la communauté internationale en assurant la justice et la protection des droits de l’homme ;

 

  • Prenant acte du récent déferlement de propos tenus par les leaders africains sur les poursuites prétendument sélectives de leaders africains et de la menace lancée par l’Union africaine (UA) d’inciter ses États membres à se retirer de la CPI ;

 

Les partis libéraux du continent africain, globalement, se sont engagés à œuvrer de concert avec ladite CPI pour défendre la justice et la paix et à veiller à ce que les violations des droits

de l’homme ne restent pas impunies, dans toute l’Afrique et dans le monde entier. Le Réseau libéral africain :

 

    1. condamne les violations atroces et persistantes des droits de l’homme et la violence politique qui prévalent encore dans de nombreux pays d’Afrique ;
    2. prend note, avec inquiétude, de l’invitation lancée par le Gouvernement d’Afrique du Sud à Omar Al Bashir, le Président du Soudan, pendant le sommet de l’UA de juin 2015, et ce en dépit de l’ordre d’arrestation ultérieur émis par la Haute Cour de Justice du Nord Gauteng ;
    3. demande à tous les partis membres de réitérer leur soutien à la CPI et invite l’UA à revoir l’appel lancé à ses membres les incitant à se retirer de ladite Cour.

 

Résolution 4

Proposée par Médard Mulangala Lwakabwanga, UMR, République Démocratique du Congo

  • Considérant que la crise politique actuelle au Burundi tire son origine dans la divergence d’interprétation et du respect strict par les protagonistes politiques burundais des dispositions relatives au nombre de mandat du Président de la République contenu dans l’Accord d’ARUSHA pour la Paix et la Réconciliation au Burundi signé  le 29 aout 2000 et la Constitution du Burundi du 18 mars 2005 ;

 

  • Constatant que ce cadre légal mis en place est le fruit d’âpres négociations ayant abouti à un compromis politique historique qui avait permis au Burundi de faire un pas considérable dans la consolidation de la paix et la démocratisation et que cette divergence d’interprétation et du non-respect de son contenu compromet dangereusement les acquis de l’Accord d’Arusha ;

 

  • Notant avec regret que toutes les initiatives engagées par la CEA, l’UA, l’UE, les USA, l’ONU appelant les protagonistes politiques de s’asseoir ensemble pour organiser des élections libres, transparentes, inclusives n’ont pas été prise en compte et se sont heurtées à un fait de non-recevoir de la part du Parti présidentiel le CNDD-FDD et de la personne du Président de la République ;

 

  • Déplorant que ce refus catégorique d’engager un dialogue pour trouver des solutions durables au conflit politique relatif au 3ème mandat du Président Nkurunziza s’est soldé par des actes de violence caractérisés par des tueries sélectives à caractère génocidaire, des enlèvements et des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et des emprisonnements arbitraires des opposants, l’exil forcé des leaders politiques et de la population, les violences sexuelles contre les femmes et les jeunes filles des quartiers contestataires comme instrument de vengeance et d’humiliation utilisé par certains éléments de la police, les miliciens Imbonerakure et Interahamwe, la destruction méchante et la fermeture des médias, la fermeture des comptes et la suspension de certaines organisations de la société civile qui s’inscrivent en faux au 3ème mandat ;

 

  • Reconnaissant que la Commission Electorale Nationale Indépendante a organisé en 2015 des élections dans des conditions porteuses des germes de conflit et que le processus avait été boycotté par l’opposition en retirant ses candidatures et que les résultats de ces élections ont été rejetés par l’opposition burundaise, une bonne partie de la société civile burundaise et la communauté internationale;
  • Confirmant que la candidature et l’élection du Président Nkurunziza n’étaient conformes ni à la constitution ni à l’Accord d’Arusha;

 

  • Convaincu que la persistance de cette crise politique risque d’embrasser toute la sous-région de l’Afrique central notamment par le flux migratoire vers les pays voisins et la recrudescence de mouvements insurrectionnels avec des conséquences graves sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs;

 

  • Saluant à sa juste valeur l’initiative de la Communauté de l’Afrique de l’Est de confier la médiation du conflit burundais au Président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni ;

 

Le Réseau Libéral Africain propose les résolutions suivantes susceptibles de mettre fin à cette impasse politique qui n’a que trop dure:

 

  1. Le Gouvernement doit prendre toutes les dispositions pour mettre fin à la violence et, ce faisant, promouvoir un climat de confiance réciproque entre les burundais ;
  2. Le médiateur du conflit burundais le Président Ougandais Yoweri Kaguta Museveni doit tout mettre en œuvre pour engager sans faux fuyants les protagonistes politiques (civils et mouvements armés) à s’engager dans les plus délais dans un dialogue franc, sincère et inclusif pour trouver des solutions durables pour la restauration de la démocratie, la paix et le développement harmonieux du Burundi. A cet effet le médiateur doit s’entourer d’une équipe d’experts nationaux et internationaux neutres qui maitrisent les enjeux et les intérêts des protagonistes nationaux et internationaux  autour du conflit burundais afin qu’ils puissent faciliter à trouver des compromis entre protagonistes qui répondent aux aspirations réelles de la population.
  3. Le Parti au pouvoir et ses alliés, l’opposition politique regroupé au sein du CNARED, les mouvements armés déclarés et en gestation, la société civile du Burundi dans toutes ses composantes doivent s’engager dans un dialogue franc, sincère et inclusif pour trouver des solutions durables favorables au retour de la paix, la démocratie et le développement durable dans les plus brefs délais;
  4. A l’Union africaine d’envoyer dans les plus brefs délais la MAPROBU chargé du maintien de la paix et de la protection des civils au Burundi;
  5. A l’ONU d’apporter tout son appui diplomatique, logistique et financier pour le déploiement rapide de la MAPROBU ;
  6. A la Cour pénal internationale et aux autres juridictions nationales et régionales de déclencher les mécanismes d’instruction et de poursuites judiciaires contre les présumés auteurs, et des exécutants des crimes contre l’humanité tels que les crimes de guerre, les actes de génocide, des exécutions extra judiciaires, des enlèvements et des disparitions forcées, des tortures et des emprisonnements ;
  7. A la société civile nationale, régionale et internationale en général et des organisations de défense des droits de la personne humaine en particulier de rassembler les preuves, les noms des victimes et des prisonniers politiques.

Déclaration du Réseau Libéral Africain sur la situation en Guinée

Le Président du Réseau Libéral Africain, RLA, l’Honorable Olivier Kamitatu Etsu, déplore la répression brutale par les forces de l’ordre de la manifestation pacifique organisée par l’opposition guinéenne le 27 février dernier. Ces violences dirigée contre la population a entrainé des dégâts matériels importants, deux cents blessés et la mort  de huit civils et d’un policier. Le Président du Réseau présente ses condoléances attristées aux familles endeuillées et exprime sa vive préoccupation devant la persistance des violences  cinq jours après la marche  du 27 Février.

Le Réseau Libéral Africain et tous ses membres condamnent sans appel l’usage des armes à feu par les forces de sécurité guinéennes et demandent à ce que les responsables des tueries et des blessures soient traduits devant la justice.  Par ailleurs, le RLA condamne fermement les agressions perpétrées contre les journalistes, les membres de la société civile et les militants des partis politiques

Le Réseau Libéral Africain soutient la décision de ses membres –  l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR) et le Parti de l’Unité et du Libéralisme Social (PULS) – ainsi que celle des autres partis de l’opposition, de se retirer des discussions aussi longtemps que leurs revendications légitimes n’auront pas été traitées à travers un dialogue inclusif dirigé  par un médiateur impartial et crédible.

Le Réseau Libéral Africain est persuadé que dans les conditions actuelles, les élections législatives prévues pour le 12 mai 2013 ne seront ni libres ni démocratiques, et qu’elles pourraient  de ce fait conduire à  des violences susceptibles de mettre en danger la stabilité et l’unité du pays.

Le Réseau Libéral Africain demande au Président Condé de prendre en considération les revendications légitimes de l’opposition et qu’il fasse en sorte que – deux années après son élection controversée –  la Guinée se dote, enfin, d’un Parlement qui soit l’expression de la volonté populaire.

Le Réseau Libéral Africain lance un appel aux partenaires techniques et financiers de la Guinée notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Africaine, les Nations Unies, la Francophonie et l’Union Européenne pour qu’ils exhortent les autorités guinéennes à organiser des élections inclusives libres et à transparentes dans un climat apaisé.

Le Réseau Libéral Africain travaillera avec tous les partis membres et avec l’Internationale Libérale afin que tout le soutien soit accordé à la mise œuvre sur une base consensuel d’un processus électoral conduisant à des élections démocratiques dont les résultats seront acceptés par tous.

Le RLA exhortent les autorités guinéennes veiller au respect des droits humains et des libertés fondamentales et à ce que tous les auteurs et commanditaires des crimes commis contre les manifestants pacifiques soient traduits en justice pour être punis conformément à la loi

 

 

 

Fait à Cape Town, le 4 mars 2013

RLA adopte des résolutions sur le Bon Gouvernance, Élections libres et transparentes, et la Démocratisation

Bon Gouvernance en Afrique

Après avoir analysé la situation politique en Afrique, la réunion de l’Assemblée générale ALN à Kinshasa, République Démocratique du Congo:

1. Exprime son insatisfaction avec le progrès démocratique réalisé dans plusieurs pays sur le continent.

2. Regrette que les normes de certains pays démocratiques ont détériorés, entraînant des rapports de l’injustice et la violence contre les politiciens, les citoyens et les associations indépendantes.

3. Condamne les dirigeants du continent qui continuent à se comporter dans une manière auto-centrique qui portent atteinte à l’unité, la paix et la prospérité de leur peuple, fournissent ainsi un terrain fertile pour les conflits et de maintenir le continent sur un déficit démocratique.

4. Prend note avec grand intérêt le vent démocratique du changement en Tunisie, la Libye et l’Egypte, et appelle toutes les forces démocratiques dans tous les pays africains à adopter des libertés fondamentales et la tolérance, épousées par la démocratie libérale, comme un moyen d’assurer la paix et le développement dans la région.

La situation sape l’intégrité démocratie et les droits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Tenant compte de la situation ci-dessus mentionné, Assemblée Générale du RLA se réunit à Kinshasa, République Démocratique du Congo;

Décide que les dirigeants africains doivent gouverner leurs peuples dans le strict respect de la constitution et les lois de leur pays soumis à ce qu’ils soient en conformité avec la volonté de la population de ce pays, et en incorporant les conventions internationalement reconnues et les droits humains. Cela devrait également inclure la ratification de la Charte Africaine sur les Élections, la Démocratie et la Bonne Gouvernance par les pays africains.

Élections libres et transparentes en Afrique

L’Assemblée Générale tenue à Kinshasa, en RDC;

1. Félicite le document sur les élections libres et transparentes écrit par le Dr Francisco Chico et placé devant l’Assemblée Générale, et demande qu’il soit traduit et distribué aux membres pour l’examen et les commentaires.

2. Appels à une équipe de trois à travailler sous la direction du Dr Francisco pour produire un document complet de guidage.

Les progrès dans la démocratisation

Notant la présentation à l’Assemblée Générale du Réseau Libéral Africain (RLA) à Kinshasa, en RDC intitulé « les élections libres et transparentes en Afrique », qui a identifié une amélioration générale dans les résultats électoraux démocratiques à travers l’Afrique depuis 1990.

Notant en outre que d’un sondage sur les partis présents à la réunion de l’Assemblée Générale – où la question suivante a été posée: «Y a-t-il eu un renforcement des processus électoraux démocratiques dans votre pays au cours des dix dernières années? » a donné les résultats suivants, par pays:

« Oui, les processus électoraux démocratiques ont renforcé dans les dix dernières années. »

60% des membres

«Non, les processus électoraux démocratiques n’ont pas renforcé dans les dix dernières années. »

40% des membres

Décide de continuer le travail du Réseau Libéral Africain, en particulier celle qui renforce les processus électoraux, et augmente le nombre de pays cognaient des élections vraiment démocratiques

D’autres se résout à continuer de surveiller ces opinions des pays membres RLA dans les réunions à venir.

Résolution sur la situation en Somalie

L’Assemblée Générale du RLA tenue à Kinshasa, en RDC, note avec inquiétude et la déception de la guerre en cours civile en Somalie qui a affecté la paix, la sécurité et la stabilité dans la Corne de l’Afrique, et les frontières internationales.

Le RLA appelle à l’Union Africaine et la Communauté internationale à prendre des mesures appropriées pour arrêter les actions cruelles d’al-Shaabab en particulier, et d’autres groupes terroristes.

RLA salue l’indépendance du Sud-Soudan

Suite à la Déclaration d’Indépendance de la République du Sud-Soudan le 9 Juillet 2011, Réseau Libéral Africain (RLA) adopte une résolution pour saluer la grande réussite par le peuple du Sud Soudan et reconnaît le Sud du Soudan comme un nouvel Etat indépendant en Afrique, et le 193ème Etat Membre des Nations Unies.

Le Réseau a suit les événements dans le Sud-Soudan et au Soudan dans son ensemble, depuis la ratification de l’Accord de Paix Global au Kenya le 9 Janvier 2005, le RLA a conclu que le peuple du Sud Soudan a traversé tous les processus démocratiques pour atteindre leur indépendance il y a trois mois.

Le RLA se félicite également des mouvements démocratiques par le nord du Soudan à respecter la décision du peuple du Sud Soudan qui a choisi de former leur propre nation.

Le RLA a appris que le nord du Soudan fermé toutes ses frontières avec le Sud Soudan après la Déclaration du Sud-Soudan en tant qu’Etat indépendant. Le RLA condamne cette action engage également les deux pays pour réparer et entretenir leurs relations, diplomatiquement, socialement et politiquement. Le Soudan et le Sud-Soudan doit appliquer des bordures douces et éviter de restreindre les mouvements de leurs citoyens afin de permettre le déroulement libre des deux entreprises à petite échelle et à grande échelle à travers les frontières.

Comme un pays qui reste sous-développé en Afrique, le RLA appelle tous les partenaires intéressés à envisager les activités particulières qui peuvent contribuer à l’édification et le développement du Sud-Soudan.

Le RLA appel au gouvernement ouandais de respecter les droits humains

Le RLA note avec préoccupation que le harcèlement politique et la brutalité par le gouvernement de l’Ouganda, des partis politiques d’opposition.

L’arrestation et la détention continue des citoyens, comme documenté dans les rapports de Human Rights Watch comme ‘Divulguer la preuve défenseur des droits humains’, ‘Poursuivre ou relâcher le journaliste détenu’ et ‘Il faut mettre fin aux procès de civils devant des tribunaux militaires’

Ainsi que priver certains citoyens du droit de réunion et la liberté d’expression contrevient à la Déclaration internationale des Droits de l’Homme.

RLA, par conséquent, appelle le gouvernement ougandais à respecter les droits de l’homme et la primauté du droit.

Le RLA appel pour la réforme électorale aux Seychelles

Le Réseau Libéral Africain (RLA), réunit à Kinshasa, en RDC, 20-24 Octobre 2011, exprime sa préoccupation au sujet de la détérioration de la situation politique dans les Seychelles, et condamne la dissolution de l’Assemblée Nationale par le gouvernement seychellois. Le RLA appelle au gouvernement à engager tous les partis politiques et autres intervenants dans la négociation pour revoir toutes les lois électorales et les autres législations, et d’organiser des élections libres et transparentes.

Motion de Remerciement du RDR

Le Rassemblement des Républicains de Côte d’Ivoire exprime sa reconnaissance au Réseau Libéral Africain et à ses partenaires pour tous les actions de formation avant les élections présidentielles d’octobre 2010, d’encouragement entre les deux tours et de lobbying et de plaidoyer internationaux  lors de la grave crise post-électorale qui s’en est suivre. Toutes les actions ont contribué à la consécration de victoire du candidat libéral Alassane Ouattara qui exerce désormais le pouvoir.