DECLARATION D’ACCRA SUR LES ECONOMIES LIBERALES

DÉCLARATION PRISE À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU RLA DE 2018

Accra, Ghana

dimanche 4 mars 2018

Nous, les partis membres du RLA, nous engageons à œuvrer pour une croissance économique sûre et pacifique pour tous les peuples et nations d’Afrique et croyons que l’élément fondamental pour y parvenir est d’assurer des politiques économiques libérales équitables et profitables à tous par leur adoption par les gouvernements des pays africains, agissant sur la base des principes de transparence totale et de bonne gouvernance et des dispositions consacrées dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966, des priorités d’action suivantes ;

  1. Reconnaitre qu’un marché libre et équitable sans barrières commerciales, nonobstant la Déclaration de Zanzibar de 2014, associé à la libre circulation des citoyens des pays africains en Afrique sans l’obtention d’un visa, est la voie vers un continent africain économiquement développé. Le commerce international est important pour la croissance à long terme, mais aussi pour la réduction de la pauvreté. L’intensification du commerce éloigne les personnes et les pays de la pauvreté et contribue à une ouverture et à une inclusion accrues.
  2. Reconnaitre que l’Afrique devient un acteur clé dans l’acquisition, la génération et l’application des connaissances aux différents défis du développement. Cependant, pour que l’innovation joue son rôle dans la poursuite de la diversification et de la transformation des économies africaines, des progrès supplémentaires doivent être accomplis. Un soutien durable est nécessaire pour aider les États africains à répondre à leurs besoins urgents tels que l’industrialisation, l’économie verte et la création d’emplois.
  3. Comprendre que le progrès économique des femmes, conformément à la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979, est non seulement bénéfique et crucial pour assurer l’égalité entre les sexes mais aussi une condition préalable au développement de l’Afrique dans son ensemble.
  4. Comprendre que la création de possibilités de travail sans exploitation et le paiement des revenus conformément au Protocole de l’Organisation internationale du Travail sur la négociation collective de 1949, en particulier pour la grande population de jeunes sans emploi, est essentielle pour la transformation économique de l’Afrique et son développement durable.
  5. Assurer la mise en œuvre et l’application de l’État de droit conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, au Pacte universel sur les droits politiques et civils de 1966 et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981, afin de maintenir une gouvernance démocratique fondamentale avec des institutions indépendantes et stables où les freins et les contrepoids sont convenus, et où les traités et les accords sont respectés. Telle est la clé pour créer une économie africaine prospère et équitable.
  6. Prévoir l’urbanisation inévitable et les flux migratoires importants qui accompagnent la croissance économique, en veillant à se préparer de façon adéquate à ces changements et à l’impact qu’ils pourraient avoir sur les services publics, l’infrastructure, les salaires et les soins de santé, entre autres.
  7. S’assurer que, à mesure que les économies se développent, les ressources naturelles sont protégées, la sécurité alimentaire est garantie et l’accès à l’eau potable est assuré par les gouvernements. Le développement durable et responsable des économies africaines dépend de la prise en compte de ces facteurs.
  8. Reconnaitre que les investissements dans l’infrastructure publique sont largement en retard et œuvrer à l’élimination de la réglementation inutile et de l’incertitude réglementaire. Il est également essentiel que nous soutenions les nouveaux marchés et les nouveaux investissements, en particulier lorsqu’il s’agit d’innovations permettant une utilisation intelligente des ressources.
  9. Travailler à la promotion de l’innovation, de la recherche scientifique et des compétences sans dégrader l’environnement sera vital pour la prospérité de la future économie fondée sur la connaissance. Le développement de l’intelligence artificielle va changer la nature du travail pour un grand nombre d’individus, ce qui signifie que l’Afrique doit agir dès maintenant pour s’assurer que cette avancée technologique profite à tous et qu’aucune zone ne soit laissée dans l’ombre de la technologie.
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